Mexico dans ta face

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Archives de juillet 2008

Wang wang Chai

avec 5 commentaires

 

Et voilà, il ne manquait plus que ça…C’est quand mon fils est venu me voir avec ses yeux de merlan frit, et qu’il a commencé à me raconter l’histoire, que j’ai compris que je n’avais pas d’autre alternative que d’obtempérer.

 

Tu sais quoi papa ?

 

Non, quoi ?

 

Ben la chienne de la voisine elle vient d’avoir sept chiots….

 

damned! j’ai tout essayé : la ruse, le chantage, les menaces, mais rien n’a arrêté la détermination de ce petit garçon. JE veux un chien. La caravane passe… depuis une semaine, nous avons une boule de poil à nourrir et à éduquer. J’avais déjà du mal avec les enfants…

 

Tout cela ne vient pas sans certains désagréments. J’ai bien failli me retrouver sur le cul en costard ce matin quand je suis rentré dans la cuisine, ou le bébé chien avait bien entendu pris soin de pisser royalement sur le carrelage. Des années de skate se sont avérées utiles pour rétablir l’équilibre. Ça réveille de bon matin. Le petit garçon est aux anges, d’autant plus que les jeux du jeune chiot terrorisent les filles. Dès que le canidé apparaît dans le champ de vision elles montent instantanément sur tout mobilier le plus proche. On rejoue Tom et Jerry sans la souris ni le chat, mais avec le petit labrador qui s’éclate a mordiller tout ce qui passe. Bienvenue à Chai, le retour de wangwang (chien de ayi en Chine) en version destroy mexicaine.

Rédigé par mdtf

juillet 10, 2008 à 5:27

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Sous le soleil de Mexico

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Mois de juillet.

 

Transhumances de touristes sur la Costa Brava. On se prépare en Europe au grand chassé-croisé des vacances. Fébrilité à l’approche des bouchons, énervement sur la banquette arrière. Goudron qui colle aux tongs sur l’A7. Il faudra s’armer de patience…

 

On m’avait dit : “Le Mexique? oh tu vas crever de chaud!… ” Crever de chaud mon cul. Il pleut sans discontinuer depuis deux semaines. Alors, il faut faire face et se dire qu’on est mal tombé. Que ça pourrait être pire, et que je dois sacremenent être déprimé pour bloguer sur la météo… Mais là je dois dire que c’est impressionnant ce soir. Il pleut a verse, et le gentil petit ruisseau qui coule d’aventure péniblement au fond du jardin pollution oblige, est monté furieusement en quelques heures pour se transformer en torrent bruyant. De quoi nettoyer le cours d’eau diront les cyniques . N’empêche on se les gèles. J’écris ce blog collé à la cheminée, et soudain Mexico a des allures de stage d’optimiste aux gênants en Bretagne… Nous serons privés cette année de vacances et de soleil. En plein, mois du blanc, la ville s’est vidée des épouses et les maris épleurés ne se réchauffent sûrement pas au soleil. La vie suit son court. J’embrasse tous ceux qui se lancent sur les routes le coude à la portière, qu’ils profitent pour nous de ces moments bénis sur l’asphalte qui pavent un repos bien mérité.

Rédigé par mdtf

juillet 9, 2008 à 5:54

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Attitude en altitude

sans commentaires

 

Je pousse la porte pour entrer, comme on pousse les portes d’un saloon. J’essaye de garder une certaine contenance. Déambuler en habitué. Garder un style, dans cet endroit improbable.  Mais comment adopter la posture correcte quand la température et l’hygrométrie frôlent l’hystérie ? Ce qui me reste de panache s’envole, au fur et à mesure que mes yeux s’embuent. Comment peut-on humainement se réjouir d’un tel exercice voir même y survivre ? garder un minimum de maintient quand il devient presque impossible de respirer…Quel endroit angoissant! je croise le regard des habitués, avachis en tenue de circonstance. Tout cela a l’air bien normal. J’ai le coeur qui bat plus fort, la sueur perle sur mon front. S’asseoir. Temporiser. Foutue altitude. A 2500 mètres tout devient exténuant. L’arrivée au Mexique s’accompagne semble-t il invariablement d’un épuisement physique en partie lié a l’altitude. L’autre partie étant liée aux trésors de patience dont il faut faire preuve pour toute démarche administrative…

Je suis dans mon jus maintenant. Un gros se lève a coté de moi, il en a assez, et se sauve par la même porte que je viens de franchir. Il titube gauchement vers son salut. J’ai toujours eu pour code de conduite de tout essayer, et cette curiosité me pousse parfois sur des terrains bien étranges… l’air irrespirable de cet endroit ne me procure absolument aucun plaisir. Meme assis je m’essouffle, mais qu’est-il venu faire dans cette galère ?…

Abrutit par la l’humidité chaude, je divague gentiment. Putain je vais y rester! Oppression. Défilent les quelques semaines que nous venons de vivre. Notre arrivée, notre installation, nos espoirs et nos échecs quotidiens. Tout re-apprendre. Ce pays m’use.

Je me laisse glisser dans une torpeur habituelle, en continuant a respirer chaotiquement. omnibulé par les efforts de mon corps à s’adapter.

N’y tenant plus, je me leve.Doucement. la terre se dérode sous mes pieds. WOW. Je me ravise et m’assois à nouveau, histoire de m’y reprendre plus en douceur. Je suis en nage. Je me sens comme un gros loukoum bien gras qu’on aurait oublié sur la plage arrière du pick-up…Mou et dégoulinant. Je finis à grand renfort de volonté par me traîner vers la sortie. La porte semble peser beaucoup plus lourd qu’à l’entrée. La fraîcheur à l’extérieur réveille brutalement les sens…j’en lache ma serviette. A poil devant la porte qui indique “calor fuerte” (forte chaleur) je me retrouve a contempler a mes pieds, le drap blanc qui faisait office de tenue réglementaire dans ce hammam de luxe, en me demandant s’il faut vraiment que je tourne de l’oeil maintenant en essayant de ramasser ce qui me reste de dignité.  Perplexe, je rammase ma pudeur et je file laver cet affrond par une douche bien froide et salutaire qui me laisse satisfait d’avoir survécu…

Rédigé par mdtf

juillet 8, 2008 à 5:25

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