Archiver dans la catégorie ‘M e x c l u s i o n’
On the road again 19

On the road again 18 (in the air…)

Prendre un peu de hauteur, un peu de recul. J’en ai bien besoin…
On the road again 17

Cette sensation s’appelle…
On the road again 16

Dans la douce lumière du printemps. toujours les mêmes thèmes qui m’obsèdent. l’équilibre stupéfiant et permanent du beau et du laid, sans savoir qui est qui. Comme jeune photographe, j’ai longtemps été fasciné par le beau. Beaucoup de photographes se sont attachés a rendre notre reel plus beau, a le magnifier, a en faire leur fond de commerce, et a remplir des pages de magazines. l’arrivée du digital et l’accès rendu bien plus facile a la chambre noire numérique ont souvent distordu tout le monde photographique dans ce sens. On ne retouche pas une photo : on l’améliore, comme si la nature en avait besoin. Une volonté de refuser la réalité. On enlève les yeux rouges, on rectifie un nez ou un nichon, photoshop regorge d’outils de “correction”. On veut corriger la réalité. Un peu comme on soigne un obèse qui s’est gavé toute sa vie de junk food. On essaye d’ignorer les vraies raisons.
Je ne me suis rendu compte que récemment de la stupidité de cette démarche. Le beau n’existe jamais seul. En vérité, je me suis même rendu compte au fil du temps que le beau ne peut exister que par contraste avec le laid. En poussant même plus loin la réflexion, je me suis rendu compte de mon attirance pour le laid. Etrange paradoxe…
On the road again 14 (featuring miss monde)

La lune imposante, pleine et orange, s’élève doucement sur un horizon de zone industrielle de fin du monde. Metepec, Lerma, villes fantômes. L’autoroute rugit de la sortie des usines et déverse ses voitures pressées vers le D.F. Comme à mon habitude, je quitte la frénésie pour me perdre dans les latérales. Je prends la tangente. La petite compétition automobile quotidienne a fini par me lasser et je laisse glisser la voiture tranquille. Comprendre que prendre le temps est un luxe bien plus appréciable que d’essayer de battre son record du parcours sur le défi boulo-maison…
Prendre le temps, un temps précieux que je n’ai pas. Les rues mal éclairées prennent des allures de projet raté. On sent que l’dée est là, mais la pauvreté, la pollution et une sorte de frénésie de construire a conduit à un amas de briques et de béton sans unité. Un gros sentiment de truc mal pensé heurte irrémédiablement, les maisons grises défilent, le trottoir essaye de suivre le développement chaotique en délimitant la latérale. Au feu de circulation, les voitures s’agglutinent. Lassitude.
Un peu plus loin, une blonde me regarde depuis son affiche énorme. Sa blondeur, et ses cheveux parfaits contrastent furieusement avec l’environnement.C’est donc ça ? on en revient aux pulsions animales? a l’animal. Je me demande quel taré du marketing a pensé judicieux de placarder ça ici, dans un quartier pauvre où les filles ont la peau mate et le cheveu bien noir . Peut-on vivre et ne pas devenir fou en rêvant à la jeune fille blonde comme idéal de beauté féminine dans ce coin paumé?
La blonde me regarde toujours, avec sa froideur et sa plastique. Nous sommes les deux immobiles, piégés dans ce petit drame du côté de Metepec. Heureusement pour moi le feu passera au vert bientôt, et je pourrai m’enfuir enla laissant a la pauvreté de sa moue sensuelle. Promesse de nuits torrides dans un monde dépourvu d’imagination et de créativité sur un bord d’autoroute. Rêve de camionneur. La photo peut faire mieux que ça…heureusement.
On the road again 13 (at night)

Fast and furious. “Rapido y furioso”, oui, ils se sont donnés pour la traduction de la version locale
On the road again 12 (at night)

Koyaanisqatsi, Version Mexicaine.
On the road again 11 (at night)
Ca me rapelle une vieille chanson de téléphone: Dancent, les lumieres dancent…
On the road again 10

Doucement le dimanche.
On the road again 9

Y aurai t il une lueur d’espoir?

