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Ton univers impitoyable 5 (sur fond de crise économique)

Ces photos sont presque trop faciles à faire…Pas de doute ça fait penser un peu a l’émission capital sur M6 (je ne sais même plus si elle existe encore…). Au téléspectateur francais , noyé sous les informations alarmantes sur une crise monstrueuse qui va le dévorer tout cru, on sert au compte-gouttes, de temps en temps, pour rigoler, un reportage bien dégoulinant sur ce monde merveilleux des riches. La crise s’étale. La crise s’installe. Ca fait chic d’en parler. Ça fait branché…
Mais dans un pays où la crise est permanente, on ne voit pas bien la différence. Les pauvres seront encore plus pauvres, mais le peuvent-ils vraiment? et les riches quoi? ben pour eux tout va bien merci. Au Mexique, la crise passe inaperçue. Incognito la crise. On se fout de la crise, on en vu d’autres… Le je-m’en-foutisme local a ceci de bon, qu’il marche aussi pour la crise. Il en faut plus pour effrayer l’autochtone. En fait, ça vérifie un axiome qui m’a toujours frappé : quand on n’a rien, on se fout de tout perdre. Ça ne change rien. Gainsbourg disait ” la laideur à ceci de plus à la beauté, elle dure ”. Je continue donc a explorer avec délice toutes les facettes de ce pays à la dérive, flottant doucement sur sa mer de corruption, pays de cocagne pour les uns pays de misère pour les autres. Au milieu nage une mentalité de juste assez: Je travaille pour avoir le minimum vital et après j’arrête. A valle de bravo, on ouvre son magasin le week-end, du vendredi au dimanche. Ça laisse le reste de la semaine pour profiter. Travailler plus pour gagner plus? pourquoi faire ? répondra le commerçant de Valle a Sarkozy. Au fond ils ont raison. J’envie parfois cette liberté, même si elle me tue quand il s’agit de terminer un projet. Crise économique dans ta face…
Ton univers impitoyable 4

Moue. Pour toi je prend la pose…
Ton univers impitoyable 3

La voix de son maitre…
Ton univers impitoyable 2
En goguette…
Ton univers impitoyable 1

J’inaugure une nouvelle série, sur ce pays de contrastes. Après mes pérgrinations quotidiennes, dans le marasme des banlieues industrielles, il existe a l’autre bout de l’echelle, que dis-je du viaduc social, une partie de la population qui se la fait belle… Je veux pas faire mon Emmanuel Todd, mais la France prend elle le bon chemin? (photo: club de voile “Santa Maria” du coté de Valle del Bravo, le Deauville de Mexico D.F.)

