Mexico dans ta face

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C’est officiel: on s’est posé sur le sol Mexicain

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L’avion descend, à en juger par l’effervescence des hôtesses à retirer les plateaux du petit déjeuner. La tête embrumée par une nuit trop courte à moins que ce ne soit le siège, trop court lui aussi pour ma carcasse. Les enfants avalent sans trop comprendre une tranche de pain dur avec de l’huile d’olive histoire de lubrifier le tout, comme s’il fallait encore se souvenir qu’on vole espagnol. je fais glisser doucement le volet du hublot comme on ouvre les volets au réveil pour savoir quel temps il fera aujourd’hui. Il fait noir. On ne voit encore rien de ce qui nous attend. On se sent vraiment dans le noir le plus complet de toute façon en débarquant de l’autre côté de la planète. Shanghai-Mexico 12 heures de décalage horaire… On ne pouvait pas rêver un écart plus extrême. 

 

Puis peu à peu, on découvre les premières lueurs de la ville. Des banlieues éloignées d’abord, puis les agglomérations et enfin l’énorme mégapole. bien rangée, a l’Américaine, chaque carrefour sa petite loupiote. Ce n’est pas la féerie qui surprend en survolant les quartiers, mais bien la taille de la ville. À perte de vue. Remonte toutes les sensations de “vol de nuit” de St Exupery: cette fascination a survoler les choses et les êtres, se sentir au dessus, flottant au raz des buildings de Polanco. Il est 06h00 du matin et déjà le trafic frénétique fait couler un sang multicolore dans les artères de la ville. Le virage sur la zona rosa est mémorable. L’énorme avion entame une boucle sur Reforma et on frôle torre mayor… Nous sommes bien peu de choses. Dernière ligne droite, les ailes de l’avion frôlent les banlieues incertaines de l’aéroport. Mon dieu nous arrivons! enfin… l’avion se pose doucement. Nous voilà posés. Notre vie peut commencer. Les enfants tels le radeau de la méduse echouent devant l’aéroport, le regard vide, plein de cette envie de découvrir que j’ai tellement besoin de leur transmettre…

Rédigé par mdtf

juin 22, 2008 à 5:25

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C’est repartit pour un tour…

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C’est seul cette fois que j’atterris au milieu des maisons dans une nouvelle ville tentaculaire. Toujours les memes espoirs, toujours la meme envie de découvrir. La classe affaire me pose mollement au milieu d’une ville sans fin. Entassement de vies vues du ciel, a perte de vue. Pas dormi dans l’avion cette fois. Le moment pour lequel j’ai dépensé tant d’énergie arrive finalement, mollement lui aussi. Une épreuve m’attendais avant de baiser le sol mexicain. Un classique parait il, un moment comme je les aime, une bonne heure de queue dans un hall surchauffé vomissant des spasmes d’étrangers aux guichets de la douane. mollement. Dans ces cas, quand on pousse des gens normalement éduqués au delà de leurs limites, leur vrai nature reprend le dessus. derriere moi un anglais rougeau sue tout ce qu’il peut et peste dans sa langue natale. Soudain sur sa gauche, un couple tente le débordement par-dela le chemin de croix délimité par de ridicules poteaux reliés entre eux. L’anglais est hors de lui. Il gesticule, et invective. Toujours dans sa langue natale que visiblement le couple ne comprend pas. Moi ca m’occupe, je n’ai que ca a faire. le couple fini par ignorer mon anglais désespéré qui ne s’en remet pas et grogne, le couple le laisse a son marasme, mollement. je les revois un peu plus loin devant nous dans la queue, dans le sac de monsieur, depasse sur le coté un exemplaire du “Monde”…comme le monde est petit. bienvenue a Mexico DF. Dans ma face.

Rédigé par mdtf

avril 16, 2008 à 9:47

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