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Rent a pitbull

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Ça y est, j’ai le business plan parfait pour régler les problèmes d’insécurité en ville de Mexico. Pourquoi payer pour un onéreux garde du corps qui, armé d’un flingue ne sera sûrement pas aussi affectueux qu’un toutou à poils ras ? Voilà le plan : un service exclusif de location de chien à mâchoires dissuasives. On commande le clébard sur Internet avec un service VIP de livraison à domicile. On peut choisir la laisse : Vuitton, Hermes, Cartier, pour aller avec la Rolex. Ensuite on peut se promener à l’aise, le canin la bave aux lèvres vous assure une ballade tranquille. Il monte dans le coffre de la voiture, ne salit pas les sièges en cuir de votre limousine. Côté conversation vous êtes tranquille, et côté émotionnel, pas trop de surprises : le pitbull ne se pose que très peu de questions. Avec un QI a bouffer du foin, mais d’une loyauté bien supérieure à l’humain, le canidé attaquera au risque de sa vie n’importe quel malfra sans demander de pourboire. La situation idéale. Ok, le pitbull a une facheuse tendance à truffer votre jardin de déjections, mais c’est un bien pour un mal…Il est cependant déconseillé aux familles nombreuses avec de jeunes enfants, puisque le chien risque de bouffer en priorité les niards. Un léger inconvénient. La solution parfaite n’existe décidément pas… Bon je rentre aujourd’hui en Suisse après un mois dans la mégapole, un retour bien salutaire pour mon corps et mon esprit. Dans un mois, c’est la transhumance familiale, tout le monde va débarquer sur le continent Aztèque et partager en famille ces aventures qui s’annoncent riches en rebondissements. Que le serpent à plumes nous protège de notre méchanceté de pitbull et de nos aprioris stupides.

 

Rédigé par mdtf

mai 11, 2008 à 6:00

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Le business de l’insécurité

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28 degrés. Une température agréable pour se promener du côté de Polanco. Presidente Masarik. Le rodeo drive de Mexico, Les  champs Elysées de la mégapole. Boutiques de luxe, banques, tout y est… Les grands arbres de l’avenue offrent une ombre agréable aux piétons en cette fin de journée. Plus on remonte l’avenue plus on croise de gardes de sécurité. Ils arborent la tenue complète de GI joe…Le treillis noir est de rigueur, avec dessus le seyant gilet pare balle et la cartouchière… La police semble avoir adopté le même style à la rambo, sauf qu’ils préfèrent patrouiller dans d’énormes voitures dont la sirène se met parfois à hurler. Fusil automatique bien en vue, la main sur leur arme de guerre. C’est agréable, accueillant. Ca ne rassure qu’à moitié. En ce week end de pont du premier mai, la capitale s’est vidée de sa population et probablement de ses criminels du même coup. Ne restent alors à poste devant chaque magasin ou chaque restaurant celui qui a perdu à la courte paille ce week end et à gagner le droit de rester de garde en plein cagnard a protéger la vendeuse siliconée d’un magasin de lunettes. La ville déserte n’est animée que par des agents de sécurité un peu désœuvrés en ce jour de fête du travail. On prend conscience alors de leur nombre et de la dérision de leur tache. Il y a autant de gardes devant un magasin de fringues que devant une banque, indifféremment. D’accord les costards sont vendus à prix d’or dans cette avenue mais quand même… La promenade prend des allures de ville assiégée. Le soleil descend sur l’horizon. Les rares badeaux continuent à se balader tranquillement. 20h30 la nuit tombe vite en ville. Les rues deviennent sombres. Et l’on se demande comme dans le film « I am legend » où à la tombé de la nuit le héros doit se barricader chez lui sous peine de devoir affronter une horde de zombies assoiffés de sang, si l’on doit se mettre nous aussi a l’abris. Arf. Un panne d’électricité plonge le quartier mal éclairé dans une obscurité flippante.  Où sont les zombies ? Ce déballage de force n’inspire aucune sécurité. Mais je me demande si un jour, la violence venait à cesser dans cette ville que deviendrait cette armée de cowboys ? Pas de doute la peur emploie une tranche non négligeable d’agents de sécurité, de grades du corps et de policiers qu’il faudra bien reconvertir en plombiers ou facteurs. On est pas prêt de sortir de l’impasse. Pas de doutes ici l’insécurité paye son homme.

Rédigé par mdtf

mai 7, 2008 à 6:00

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Autocensure

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L’air est électrique. Le paseo de le Herradura écoule doucement son trafic vers la mégapole. La route cabossée se fraye un chemin sinueux entre les hauts murs aux couleurs vives  des villas de ce quartier chic. Notre chauffeur navigue en habitué dans cette circulation frénétique. Soudain débouche d’une ruelle deux énormes chevrolet suburban noirs. Les monstrueux 4×4 foncent à notre hauteur. Le chauffeur ralentit. Les vitres noires ouvertes laissent entrevoir le regard noir profond du garde du corps de la seconde voiture. Mon sang se glace. Croiser ce regard un instant et nous voilà dans une autre réalité. Un regard mêlé d’angoisse et de haine. Le temps de réaliser et déjà les deux voitures filent devant nous en prenant soin d’occuper les deux voies de la route, légèrement décalée pour que personne ne s’aventure à les dépasser. Loin de nous cette idée…

 Et soudain on se prend à comprendre qu’écrire dans un pays démocratique comme le Mexique paraît plus dangereux que la censure. On réalise vite que l’on craint plus les représailles que le veto d’un gouvernement central. Éviter les dommages collatéraux. L’autocensure serait donc bien plus pénible que les interdits réels vécus en Chine ? Bien sûr mon modeste blog n’a pas la prétention de révolutionner le pays, mais jusqu’où peut-on aller sans heurter une sensibilité qui semble à fleur de peau? Je pensais que d’avoir mon blog censuré en Chine était une atteinte à ma liberté d’expression et je trouvais, bien entendu, cela révoltant. Mais il y a une différence nette entre être révolté et être bien amoché… le proverbe si souvent appliqué en Chine, semble encore plus sage ici : »pour vivre heureux vivons cachés ». 

Rédigé par mdtf

mai 6, 2008 à 12:01

f r e e d o m

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r e p a r t i r, originally uploaded by shanghaidragonrider.

C’est un peu l’angoisse.
Beaucoup même.
L’angoisse habituelle.
Celle qui nait dans la tête des gens, puis gentiement s’installe dans leur ventre pour finir par faire une boule. Sans que l’on s’en rende vraiment compte.
Un gros noeud. On ne sait plus bien pourquoi la grosse boule est née, mais elle est bien la.

-”Il faut faire attention”. Attention? attention a quoi?
-”Ben attention a tout…” whaaaa…Alors c’est comme ca que naissent les angoisses. Impressionnant.
Je suis otage de la peur des autres.
Pour être bien certain qu’elle devienne mienne.
Puis quand on questionne, quand on oser questionner, on reçoit encore plus de peur et d’angoisse en pleine face: des histoires horribles. des gens qu’on kidnappe, des gens que l’on drogue pour récupérer leurs organes…bref des petites perles de torture intellectuelle. Comment oses tu défier mes peurs étranger? comment oses tu douter de leur véracité. Ignorant…
Tout cela me rappelle l’article sur les singes de SDTF (ICI)
Un garçon averti en vaut deux?
un garçon angoissé en vaut zéro…
La peur est palpable.
présente.
je donne un pourboire au resto ce soir…on ne sait jamais, je ne veux pas finir avec un rein en moins….

Rédigé par mdtf

avril 18, 2008 à 3:24