Mexico dans ta face

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Apres moi, le déluge

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Je monte dans la voiture. Le siège me brule le cul. La voiture est restée toute la journée en plein cagnard. Normal. J’ouvre machinalement les vitres, fout l’air conditionne à fond et essai d’allumer une clope. Bien sur j’aurai du faire ca dans un ordre différent, puisqu’il est impossible d’allumer le briquet avec le ventilo à fond… Fatigue normale. Je fais un peu tout au juge, impression de vivre a vue. Un peu comme quand il s’agit de passer le shore break aux Estagnots les jours de grosses vagues. Si l’on n’est pas proactif on se prend royalement toutes les vagues dans la gueule. Et ca fini invariablement par une série de claques et pas mal de sable dans le short. La vie me donne des claques ces derniers temps et je subis en bon masochiste…

Le trafic est nerveux aujourd’hui. Il y a un truc dans l’air. Le ciel s’assombrit a l’attaque du col qui me ramène au DF. Il s’assombrit même franchement! L’autoroute ressemble vite à un tetris géant. Ca s’empile gentiment avec la fébrilité habituelle de ce cote du rio grande: warning clignotants signalant le danger potentiel ou l’inquiétude du conducteur. Comme toujours je me laisse glisser à droite pour doubler les immenses camions qui restent bien au milieu de la autopista. Et soudain, des trombes d’eau s’abattent sur nous. Le ciel nous tombe dessus. Des couleurs fantastiques. J’en rallume une, ca risque d’être long. Ca commence à paniquer sec sur la route. La pluie se transforme en méchante grêle. La température chute. 9 degrés. Foutue météo. L’air conditionné de la chevy régule gentiment l’air artificiel vicié par la marlboro avec precision: 22°C. Il n’y a pas lieu de s’inquieter, le CD joue un vieux live de LTJ Bukem in tokyo 2002…On ne change pas toutes ses habitudes…Passage du col et deja la voiture prend des allures d’arche de Noé. Dans la descente jusqu’a Interlomas je slalome avec douceur dans un trafic dense qui ne se doute toujours pas du danger qui lui pend au nez. Interlomas est passablement inondé. Les bouches d’égout recrachent a grand fracas toute l’eau qu’elles ne peuvent absorber en grandes gerbes. Versailles aux grandes eaux, les camions en guise de statues. Plus loin dans la descente la pression a même fait sauter quelques unes des bouches: une voiture s’y écrase net. Le pauvre conducteur essaye de sortir tant bien que mal sans se faire emporter par les 30 centimètres d’eau qui emportent furieusement tout sur leur passage. Garder son calme. Maintenant le trafic est complètement arrêté. L’eau monte imperceptiblement, la pluie redouble, ma voiture tel le vaisseau fantôme résiste tant bien que mal aux éclaires qui zèbrent le ciel violet. La nuit est tombée sans prévenir, l’orage est toujours plus fort.Envie d’ecouter du Wagner, la route est maintenant un pur torrent dévalant le passage entre Interlomas et Teca. Moi je subit. Que faire d’autre ?. ca fait 2 heures que je suis dans la voiture…envie de fumer. Prendre encore une vague dans la figure.

Je suis arrive après trois heures d’efforts a la maison ou il a fallut manger a la bougie. Plus d’électricité. Subit, julien, subit. Demain il pleuvra encore. C’est sur.

Rédigé par mdtf

août 27, 2008 à 3:09

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Sous le soleil de Mexico

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Mois de juillet.

 

Transhumances de touristes sur la Costa Brava. On se prépare en Europe au grand chassé-croisé des vacances. Fébrilité à l’approche des bouchons, énervement sur la banquette arrière. Goudron qui colle aux tongs sur l’A7. Il faudra s’armer de patience…

 

On m’avait dit : “Le Mexique? oh tu vas crever de chaud!… ” Crever de chaud mon cul. Il pleut sans discontinuer depuis deux semaines. Alors, il faut faire face et se dire qu’on est mal tombé. Que ça pourrait être pire, et que je dois sacremenent être déprimé pour bloguer sur la météo… Mais là je dois dire que c’est impressionnant ce soir. Il pleut a verse, et le gentil petit ruisseau qui coule d’aventure péniblement au fond du jardin pollution oblige, est monté furieusement en quelques heures pour se transformer en torrent bruyant. De quoi nettoyer le cours d’eau diront les cyniques . N’empêche on se les gèles. J’écris ce blog collé à la cheminée, et soudain Mexico a des allures de stage d’optimiste aux gênants en Bretagne… Nous serons privés cette année de vacances et de soleil. En plein, mois du blanc, la ville s’est vidée des épouses et les maris épleurés ne se réchauffent sûrement pas au soleil. La vie suit son court. J’embrasse tous ceux qui se lancent sur les routes le coude à la portière, qu’ils profitent pour nous de ces moments bénis sur l’asphalte qui pavent un repos bien mérité.

Rédigé par mdtf

juillet 9, 2008 à 5:54

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